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Ce n’est pas le coût du travail qui tue l’emploi, c’est le coût du capital

En effet, jamais les richesses créées par le travail n’ont jamais été autant détournées pour maintenir des taux de profits à deux chiffres au détriment des salaires, des investissements ou de la recherche !

Progression comparée de la masse salariale et des dividendes depuis 1981

C’est ainsi que la masse salariale a été multipliée par 3,6 et les dividendes par 20 entre 1981 et 2015. La France, en 2015 est devenue le pays d’Europe le plus «généreux» ave les actionnaires, les sociétés françaises ayant distribué 47 milliards d’euros de dividendes, devant l’Allemagne (34,2 milliards), l’Italie ou les Pays-Bas (9,6 milliards). Avec près de 56 milliards d’euros versés en 2016 en dividendes et en rachats d’actions, les grands groupes retrouvent quasiment les niveaux d’avant la crise de 2008, au détriment de l’investissement, de l’emploi et de la recherche. En 1981, ces dividendes versés aux actionnaires représentaient 10 jours de travail, contre 45 jours en 2012 !
Ce partage se fait au profit unique des actionnaires dans un contexte économique marqué par un manque de croissance, un chômage de masse persistant et le développement de l’emploi précaire. Ces grands groupes ont perçus ou perçoivent toujours de l’argent public au titre du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et du crédit d’impôt recherche (CIR).

Ce crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), un immense gâchis pour le pays. Emmanuel Macron comme François Fillon veulent continuer dans cette voie!

Quatre ans après son entrés en vigueur le 01 janvier 2013, ce crédit impôt compétitivité emploi a essentiellement servi à gonfler les marges des entreprises ! Il est accordé à toutes les entreprises et est calcul é sur la masse salariale des rémunérations inférieures à 2,5 fois le Smic. Son taux passe de 6 à 7% en 2017, pour un coût supplémentaire de plus de 3 milliards d’euros. Ce qui fait un chiffre de 88 milliards d’euros entre 2013 et 2017 !
Cette mesure phare du quinquennat de François Hollande, le CICE était censé créer un choc vertueux. C’est un choc en effet mais pas dans le sens escompté. Ce crédit n’a en rien servi l’intérêt général. Il n’a stimulé ni l’emploi ni les salaires, ni l’investissement, ni la recherche. Pas même les exportations. Un rapport du comité de suivi gouvernemental présidé par France Stratégie, publié en septembre 2016, « estime probable un effet direct de l’ordre de 50 000 à 100 000 emplois créés ou sauvegardés sur 2013-2014 ». Soit au bas mot, un coût de 300 000 euros l’emploi au regard des 33 milliards d’euros d’aides publiques officiellement accordées au titre du CICE au cours de la même période.

Maintenant l’évasion fiscale (optimisation fiscale comme disent ceux qui la pratique)

Suite à la commission d’enquête dirigée par Alain Bocquet, député communiste, publie, avec son frère, un livre nommé «sans domicile fisc».

Leur idée initiale du livre est de porter à la connaissance du public la masse d’informations et de découvertes accumulées au fil des 200 auditions et de déplacement effectués par eux dans le cadre des commission d’enquêtes et missions d’informations Parlementaires.

Le coût de l’évasion fiscale est estimée à 80 milliards d’euros perdus, chaque année, pour le budget de la République, alors que le déficit annoncé pour l’année 2016 approcherait les 70 milliards et 1000 milliards de pertes pour les 28 Etats membres de l’Union européenne.
Suite à la proposition portée par les députés communiste-Front de Gauche de l’Assemblée Nationale, celle-ci viens d’adopter, à une très large majorité, à main levée, jeudi 02 février 2017, la résolution de «COP de la finance mondiale», pour «l’harmonisation et la justice fiscale». Un évènement politique, puisque le Parlement, avec l’aval du gouvernement, accepte d’engager la France sur le chemin de l’organisation de cette grande conférence sous l’égide de l’ONU, qui organiserait la lutte contre l’évasion fiscale.

Alain Bocquet qui portait cette proposition, a rappelé les grands défis de cette COP et insisté sur le fait que cette fraude et les paradis fiscaux ne sont pas des dysfonctionnements, mais bien au cœur du système où la finance mondialisée a pris le pouvoir.

Il importe que la lutte contre cette fraude fiscale soit amplifiée et portée par de nombreux élus (es) communistes dans la prochaine Assemblée que les Français éliront au mois de juin prochain.