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L’assurance maladie universelle à l’ordre du jour

La droite, par la voix de F. Fillon, se contente se rembourser les gros risques et de prendre en charge les Français les plus pauvres et socialistes (ce qu’il en reste), par la voix de B. Hamon, veulent seulement étendre le champ des mutuelles.

Bénéfices d’un guichet unique

On économiserait les frais de gestion (20% pour les mutuelles ou assurances contre 6% pour la sécu) et la publicité qui grèvent les budgets des complémentaires. En appliquant les mêmes principes que ceux de la sécu permettraient d’économiser 7 milliards d’euros. Les dossiers des malades ne seraient plus traités 2 fois (par l’Assurance maladie puis les complémentaires. Cela allègerait aussi les charges administratives des hôpitaux, dont le personnel passe un temps infini à se repérer dans le maquis des 573 organismes (mutuelles, instituts de prévoyance et assurances).

Qu'y gagneraient les assurés ?

Dans l’esprit des promoteurs de cette mesure, dont en particulier notre parti, il s’agit de revenir au principe fondamental édicté par le ministre communiste, A. Croizat, à l’origine de la construction de la sécu : chacun doit payer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins. Aujourd’hui, les complémentaires-santé prélèvent 33 milliards d’euros, ce qui représente 3 points de CSG (contribution sociale généralisé). Si l’on appliquait ce taux à un retraité qui touche une pension de 1250 euros (retraite moyenne), il paierait environ 37,50 euros pour sa protection complémentaire, alors qu’il doit actuellement acquitter, selon sa couverture, entre 80 et 120 euros. En revanche, le cadre supérieure supérieur paierait plus.
En fin de compte, tout le monde, le cadre comme le petit retraité, serait assuré pouvoir se soigner correctement. Le système fonctionne d’ailleurs très bien en Alsace-Moselle, où les soins sont remboursés à 90% par un guichet unique de la Sécurité sociale, moyennant une cotisation salariale supplémentaire.
Les personnels des mutuelles qui le souhaitent seront intégrés dans la sécurité sociale. Les mutuelles possèdent aussi des centres de soins (optiques, dentaires ou cliniques) ou travaillent 43 000 salariés.

Lutter contre les déserts médicaux

L’impossibilité de se soigner dans certaines régions est devenue criante (un effort sur le haut de notre vallée vient d’être fait qui demande à être renforcé). Nous proposons un maillage du territoire par des centres de santé pluridisciplinaires où les professionnels de santé seraient salariés. Cette proposition ne soulève pas forcément l’indignation chez les médecins, singulièrement chez les jeunes : seuls 28% des femmes et 35% des hommes envisagent de commencer leur carrière dans le privé.
De tels centres de soins, qui pourraient assurer des gardes nocturnes, fourniraient le chaînon manquant entre la médecine de ville et les services d’urgence, encombrés par les patients aux affections bénignes, qui y recourent par manque d’argent ou faute de médecin disponible.

Les dépassements d’honoraires

Plus des ¾ des médecins qui ouvrent un cabinet s’inscrivent dans le secteur 2 de l’Assurance maladie et pratiquent des dépassements d’honoraires. Ces derniers, qui se sont élevés à 8 milliards d’euros en 2015, seraient supprimés, à condition de relever les tarifs de base de certaines professions, notamment ceux des dentistes, qui faute d’être payés correctement, peuvent se rattraper sur les prothèses. Rappelons toutefois que certains soignants ne roulent pas sur l’or alors qu’ils ont fait 7 à 10 d’études supérieures, beaucoup vivent très confortablement : 21 900euros net par mois en moyenne pour les dentistes, 17 700 euros pour les radiologues, 15 600 pour les ophtalmologues.
D’autres mesures seraient à prendre : faire cotiser les placements financiers, etc…

(Les chiffres indiqués ci-dessus sont tirés de l’article de Martine Bulard du Monde Diplomatique d’avril 2017)