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La tragédie Grecque

La Grèce est confrontée à l’énorme problème de la dette, soit environ 170% du Produit Intérieur Brut ou PIB (en France nous en sommes à pratiquement 100% du PIB) et à une crise humanitaire suite aux politiques menées alternativement par la droite et du Parti dit «socialiste», le PASOK. La situation est maintenant pire que ce qu’elle a connue en 2010, lorsque la troïka (FMI), Commission européenne et la Banque Centrale Européenne (BCE) a imposé son «plan de sauvetage», justifié par la nécessité de soutenir la Grèce. En fait, ce plan a été un désastre complet pour le peuple Grecque, qui n’a tiré aucun avantage des conventions d’emprunt douteuses mises en œuvre depuis.

Ce dont personne ne parle est qu’un plan de sauvetage réussi a effectivement eu lieu à ce moment-là en 2010, mais pas au bénéfice du peuple grecque, mais au profit des banques privées. Derrière la crise grecque, il y a un énorme plan de sauvetage illégal pour les banques privées en particulier Allemandes et Françaises

En mai 2010 alors que toutes les attentions sont focalisées sur les ingérences de la Troïka avec son plan de «sauvetage», un autre plan de sauvetage efficace et un ensemble de mesures illégales pour sauver les banques privées était également sur le point d’être approuvé afin de «préserver la stabilité financière de l’Europe». Des structures furent mises en place permettant aux banques privées de se débarrasser de la «bulle» dangereuse, à savoir la grande quantité d’actifs «toxiques» accumulés. L’objectif principal était d’aider les banques privées à transférer ces actifs problématiques aux pays européens.

Ainsi, le transfert des actifs toxiques des banques privées dans le secteur public a été un grand succès pour les banques privées. Et le système de la dette a été l’outil pour dissimuler cela.

Après cinq années, les banques ont obtenu tout ce qu’elles voulaient. Le peuple Grecque, d’un autre côté, est entrée dans une véritable tragédie: le pays a vu son problème de la dette considérablement alourdi, ses biens perdus en raison du processus de privatisation qui a été accéléré, ainsi que son économie qui s’est considérablement réduite Les premières indications sur le 3ème trimestre laissent à penser que la contraction de l’activité économique en juillet et août 2015 a été très violente. La production industrielle pourrait baisser de -8% à -10% et le PIB de -3% à -5%. Bien entendu, de telles baisses de production vont entraîner un recul des recettes fiscales

Un coût social incalculable

De surcroît, il y a un coût social incalculable perceptible pour des milliers de personnes désespérées qui ont vu leur subsistance et leurs rêves touchés par les sévères mesures d’austérité imposées depuis 2010. La santé, l’éducation, le travail, l’assistance, les pensions, les salaires, et tous les autres services sociaux ont été touchés de façon destructrice.

La répartition du budget national grec montre que les dépenses de la dette l’emportent sur toutes les autres dépenses de l’Etat. En fait, les prêts, les autres titres de créances, intérêts et autres frais, couvrent 56% du budget national de la Grèce en 2013.