Logo et/ou image de titre d'accueil du site

La reprise est là… pour les profits pas pour l'emploi

Manuel Valls n'a de cesse de déclarer que les bons résultats des entreprises sont la condition de l'amélioration de la situation des Françaises et des Françaises. Nos concitoyens ont réduit cette année encore la durée et la qualité de leurs vacances, la courbe du chômage n'est toujours pas inversée, l'emploi précaire continue de gagner contre l'emploi stable et les politiques austéritaires sont encore et toujours appliquées à nos services publics. Par contre, les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 34 % au premier semestre 2015 ! Quel salarié-en peut en dire autant ?

Les dividendes contre l'investissement, les salaires et l'emploi

Les 40 grandes sociétés, représentatives des différentes branches d'activités, censées refléter la tendance globale de l'économie française ont engrangé 35 milliards d'euros de bénéfices net en 6 mois. Benoit Potier, le patron d'Air Liquide déclare : « On n'est pas encore dans l'enthousiasme, mais c'est mieux ! » Quel cynisme ! Mention spéciale à Orange avec une progression de 89,2 % mais Renault, Publicis, Sanofi….ce n'est pas mal non plus. Quand le salaire moyen d'un patron du CAC 40 est de 2,25 millions d'euros, 1/3 des emplois de ces entreprises sont précaires, les salaires y sont compressés depuis des années et toutes ces entreprises ont licencié et prévoient de continuer.

Parmi les 40 milliards d'aides sans contreparties, le scandale du CICE

La manne du Crédit d'impôt Compétitivité Emploi (CICE), censé améliorer les marges des entreprises pour qu'elles embauchent, a explosé de + 50 % en an. Ce sont ces mêmes entreprises du CAC40 qui en bénéficient le plus. Une récente étude met en évidence les 211 millions reçus à ce titre par les banques alors qu'elles avaient supprimé plus de 3000 emplois en 2014 et qu'elles continuent à licencier, 39 millions pour BNP-Paribas, 61,8 millions pour le Crédit Mutuel, 29 millions pour LCL...Le Syndicat des Banques dénonce : «l'essentiel, pour ne pas dire la totalité, des utilisations du CICE correspond à des projets et dépenses déjà engagés tels l'envoi de SMS du code confidentiel, Twitter et Wifi en agence, application tablette... Le CICE améliore les marges brutes et derrière, il n'y a rien.»

L'argent pour des œuvres utiles

Face à ce scandale, Manuel Valls avait été contraint, le 8 avril dernier, d'annoncer « un bilan d'étape avant l'été 2015 ». On y est et rien à l'horizon. Pire, Manuel Valls exclut de changer de cap et remet le bilan à l'été 2016, sous l'injonction de Pierre Gattaz, responsable du Medef.

Pour le PCF, il est grand temps, tout de suite, de réaffecter les sommes restantes à distribuer, (de l’ordre de 20 milliards d’Euros), vers les ménages, les collectivités locales et l'investissement. Et d'augmenter le SMIC comme ce gouvernement en a perdu l'habitude.