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De la promesse du «redressement» aux réalités du renoncement

De la fermeture de Florange à la prise de contrôle de Nokia sur Alcatel, en passant le démantèlement d’Alstom, les ambitions initiales de Hollande se transforment de plus en plus en simple accompagnement de projets capitalistiques.

Trois décennies d’abandons par les différents gouvernements de droite ou dit de gauche

L’industrie en France est en baisse depuis trente ans, en termes d’emplois comme de richesses. La part de l’industrie dans le PIB (produit intérieur brut) est passée de 34,4% en 1965 à 19,4% en 2014.et pour les emplois salariés, de 6,2 millions en 1973 à 3,2 millions en 2014, soit 3 millions d’emplois industriels en moins en 30 ans!
L’explication, trop souvent proposée, est celle du manque de flexibilité dans notre pays. Le droit du travail serait trop contraignant. Le coup de la main-d’œuvre serait trop élevé. L’Etat ne laisserait pas assez de liberté aux entreprises. Cela fait justement trois décennies que les gouvernements ont abandonné toute politique industrielle d’ampleur. La politique française et européenne ne fait plus qu’animer la compétition entrepreneuriale. Les politiques sont réduites à baisser la fiscalité ou réduire les cotisations sociales. Les entreprises se contentent d’augmenter la productivité en automatisant ou à l’aide du «lean management». Voilà toute la politique industrielle proposée. Ce modèle est affligeant avec les décennies précédentes, au cours desquelles ont été créées des richesses industrielles, à tout point de vue, telles qu’Airbus, Ariane, le minitel, le TGV, etc…. Ces créations ont été le résultat de politique d’ampleur, soutenues par des investissements massifs coordonnées par des pouvoirs politiques nationaux ou européens (tel Aibus). Depuis que nous avons stoppé nos projets industriels, depuis que nos politiques se sont cantonnés au jeu de modification des règles par la baisse du coût du travail, permettant d’augmenter les profits, sans que les sociétés n’investissent dans les projets de demain, nous sommes entrés dans une spirale de déficit commercial et d’endettement national.