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La dette publique, une dette illégitime!

Au nom de la dette: explosion du chômage, blocage des salaires et des pensions de retraites, allongement de la durée de cotisation des retraites, attaques contre la sécurité sociale et le code du travail, flexibilisation des emplois et, dernièrement, la proposition de loi Macron qui amplifie les attaques (travail du dimanche, etc…).

Un audit de la dette publique de la France a été réalisé par le groupe de travail du «Collectif pour un Audit citoyen de la dette publique», rendu le 27 mai 2014. Elle se veut une contribution au nécessaire débat public sur des questions cruciales : d’où vient la dette ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient ses titres ? Peut-on alléger son fardeau autrement qu’en appauvrissant les populations ? Les réponses apportées à ces questions détermineront notre avenir.

De la loi Pompidou-Giscard de 1973 à la Banque Centrale Européenne

La loi de 1973 sur la Banque de France, dite "loi Rothschild", du nom de la banque dont était issu le président français, contraignant l’Etat à se financer en empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à emprunter à la Banque de France qui lui appartient. Elle fut ensuite étendue et confortée au niveau de l'Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123) à la Banque Centrale Européenne (BCE) qui ne peut prêter directement aux Etats. La finance et son infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des peuples, en une spirale exponentielle d'accroissement des inégalités.

Appauvrissement volontaire de l’Etat:

La hausse de la dette de l’Etat ne peut s’expliquer par la hausse des dépenses de l’Etat car celles-ci ont reculé de 2 points de PIB en 30 ans. Par contre, 488 milliards d’euros de dette proviennent des cadeaux fiscaux consentis aux plus riches et aux actionnaires. La part des recettes de l’Etat a chuté de 5 points en 30 ans dans le Produit Intérieur Brut soient les richesses produites en un an. Ce PIB s’élève en 2014 à 2060,6 milliards d’euros. Si l’Etat avait conservé ses recettes au même niveau, la dette publique serait inférieure de 24% du PIB à ce qu’elle est! Voilà pour la part d’illégitimité due à la diminution des recettes de l’Etat et de son appauvrissement volontaire.

Voyons à présent la part due aux coûts excessif des marchés financiers.

En effet, 589 milliards d’euros de dette proviennent des taux d’intérêts excessifs imposés par les marchés financiers. «Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique» dans un premier rapport considère qu’un taux « normal » aurait été de 2% au-dessus de l’inflation (taux d’intérêt réel). Dès lors, les taux pratiqués au-delà ont été «excessifs ». Démonstration à l’inverse: si l’Etat avait emprunté à des taux d’intérêts non excessifs, la dette publique serait inférieure de 29 points de PIB ! Bien sûr, ces taux d’intérêts excessifs ont eu un « effet boule de neige ». Il a fallu emprunter davantage pour rembourser les emprunts «excessivement» taxés quand ils sont arrivés à terme. Et ces nouveaux emprunts se sont fait souvent à des taux eux-mêmes «excessifs» qui ont renforcé l’illégitimité de la somme due. Voilà ce que l’on appelle une dette illégitime. Si l’État n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, la dette publique n’aurait représenté en 2012 que 43% du PIB soit 788,5 milliards d’€ au lieu de 90%, soit1650,4.milliards d’€

Un escroc peut-il rêver pareil butin ? Et personne, hormis le Front de Gauche, ne dénonce jamais ce scandale absolu, surtout pas «nos journalistes» tels les Calvi, Barbier, Demorand, Joffrin, Aphatie, Bourdin, Pujadas ou qui savons-nous encore?».

Le Front de Gauche propose

Dans son programme «L’humain d’abord» il est indiqué à propos de la dette: «nous agirons pour le réaménagement négocié des dettes publiques, l’échelonnement des remboursements, la baisse des taux d’intérêts les concernant et leur annulation partielle. Nous exigerons des moratoires et des audits sous contrôle citoyen.»- Le FN, lui, ne le propose que par opportunisme, étant entendu qu'elle a toujours été au service zélé du capitalisme libéral et ne remettra donc jamais en cause son empire...