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La France, nouveau paradis fiscal! 296 milliards d’€ en quatre ans?!

A quoi assiste-t-on depuis 3 ans?

Méthodiquement, que ce soit par la droite ou les gouvernements dit socialistes, les contributions fiscales et sociales des entreprises ont été revues à la baisse.

De 1986 à 2010, diverses «réformes» ont conduit à supprimer la taxe professionnelle représentant un cadeau en montant cumulé de 250 milliards d’ £uros.

Le taux de l’impôt sur les sociétés (IS) de 50% en 1984 est passé à 33,33% en 1999, alors que sa base était déjà mitée par des niches fiscales (report de déficit, amortissement dérogatoire, fiscalité de groupe), jusqu’à atteindre un taux réel d’imposition des entreprises du CAC40 de 8% seulement!

Deux chiffres donnent la tendance. En 2006, le Produit Intérieur Brut net de l’impôt sur les sociétés (IS) était de 45,2 milliards d’£; il sera au mieux de 36,22 milliards d’£ en 2014, soit 9 milliards de moins et un produit de l’impôt sur les sociétés à inférieur à 2% du produit intérieur brut (PIB) ou richesses totales produites en un an, soit pour la France 2059,9 milliards d’£ en 2013 (Italie: 1560 milliards d’£ de PIB en 2013).

Premiers effets du Crédit d’impôt pour la compétivité et l’emploi (Cice) aux entreprises, sans aucune contrepartie du gouvernement!

10 milliards d’£ en 2014 qui deviendront 20 milliards en 2015, puis 35 milliards avec la suppression de la branche famille par les entreprises. A cela s’ajoute aux 35 milliards de niches fiscales comptabilisées par la Cour des Comptes. Leurs cotisations ont été largement abaissées par les exonérations sur les bas salaires soit 27 milliards en 2013.

Au total, du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2013, les entreprises auront bénéficiées au bas mot d’un montant cumulé d’allègement fiscaux et sociaux de 294 milliards d’£, sans aucune contrepartie!

Pourtant, jamais le chômage n’a été aussi élevé, les salaires aussi bas, les budgets publics et sociaux aussi rationnés et les déficits aussi creusés.

Au lieu d’améliorer l’économie réelle, les allégements pratiqués ont fait chuter l’investissement productif (190 milliards d’£), grandir l’emploi précaire (65,3% des déclarations d’embauches en 2013 ont été des CDD de moins d’un mois) et s’élever le coût du capital faisant passer la part des dividendes dans la valeur ajoutée de 5% à 26% entre 1984 et 2012, atteignant ainsi 220 milliards d’£uros!

Aussi, est-il temps de recréer le cercle vertueux des prélèvements fiscaux et sociaux. Au lieu de réduire leur part dans la valeur ajoutée au profit des prélèvements financiers, véritable cancer de la société, il faut l’augmenter. Cela, signifie d’arrêter de voler au-devant des exigences d’un Medef jamais rassasié, comme le fait le gouvernement actuel (dit de gauche!). C’est ce que propose le Front de Gauche dans une nouvelle politique, tournant le dos à celle pratiquée par le tandem Hollande-Valls.

Les dernières déclarations des Fllion, Jupet ou Sarkosy vont dans le même sens, voir pire que celles du gouvernement actuel, s’ils reviennent au pouvoir, sans compter le Front National qui se cache derrière des déclarations lénifiantes. C’est déclarations ne trompent que ceux qui ne veulent pas voir la convergence de plus en plus affirmée avec une droite qui s’extrémise de plus en plus.

Pendant que le gouvernement implore les entreprises d’investir et d’embaucher, ces dernières empochent les deniers publics pour mieux arroser les actionnaires.

C’est ainsi qu’une étude réalisée par le fond d’investissement Henderson Global Investors et publiée par le journal Financial Times nous apprend que d’Avril à Juin 2014, les entreprises françaises ont distribué 30% de plus que l’an dernier aux actionnaires, notamment grâce au versement par le gouvernement du Cice et du crédit d’impôt compétivité.