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Pour eux tout va si bien !

Les salariés, eux, se serrent la ceinture. Sous Hollande comme sous Sarkozy, la situation ne change pas. Le cabinet privé Poxinvest a ainsi publié des chiffres sur la rémunération des présidents des 120 plus grandes entreprises cotées à la bourse de Paris. Le résultat est clair : les revenus des patrons concernés ont augmenté de 6% en 2012. Pendant ce temps, François Hollande aura augmenté le SMIC d'un carambar par jour, à peine 0,6%… Dix fois moins que les salaires des grands patrons !

Certes, les 40 patrons du CAC40 ont vu leur revenus baisser de 6,3% en 2012. Mais, dans le même temps, les patrons des 80 plus grosses entreprises suivantes ont vu leurs revenus progresser de 9,3%. Un patron du CAC 40 a ainsi gagné en moyenne 3,96 millions d'euros en 2012. Quant aux 80 suivants, ils ont gagné en moyenne 2,2 millions d'euros au cours de l'année. Pour un patron du CAC 40, cela mai-59représente un gain de 10 849 euros….. par jour ! Et pour les 80 suivants, cela représente 6 027 euros par jour !

En moyenne, les 120 premiers patrons de France se sont donc adjugé chacun 2,79 millions d'euros pour la seule année 2012, soit 7 634 euros par jour ! Sachant qu'un smicard travaillant à temps complet gagne environ 17 000 euros bruts par an, cela signifie que chacun des 120 premiers patrons du pays a touché en 2012 l'équivalent de 164 années de SMIC !

Au premier rang, on trouve Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes. Il a gagné 14,9 millions d'euros en 2012, en hausse de 36%. Cela représente 876 années de SMIC ! Tout de suite derrière, on trouve le fossoyeur de Renault, Carlos Ghosn. Il a gagné 13,4 millions d'euros. Soit 788 années de SMIC. Dans les grandes entreprises, l'écart entre les plus hauts revenus et les plus petits salaires atteint des montants faramineux.

Hollande n'a rien fait contre ces salaires indécents à part des pleurnicheries. Plus que jamais, notre proposition de fixer un salaire maximum autorisé dans les entreprises montre sa pertinence. C'est la seule solution pour limiter l'écart entre le salaire du patron et le salaire du salarié du bas de l'échelle à un niveau moralement moins insupportable. Nous proposons de 1 à 20. Ce qui, dans une entreprise où le salarié le moins payé est payé au SMIC, laisse la possibilité au patron de se payer 28 600 euros bruts par mois ! Certains trouvent que ça fait encore trop. En Suisse, les Jeunes socialistes ont rassemblé assez de signatures pour qu'un référendum d'initiative populaire soit organisé le 24 novembre prochain. La question ? Êtes-vous d'accord pour limiter les écarts de salaires dans les entreprises de 1 à 12 ? Leur argument ? Dans la même entreprise, personne ne doit gagner en un mois plus que ce gagne lemai-106 salarié le moins bien payé en un an.

Les grands patrons se gavent, les salariés se serrent la ceinture. La réalité est bien une caricature ! Les Smicards ont dû se contenter de l'aumône faite par François Hollande avec sa hausse de 20 centimes nets par jour, soit à peine un carambar, décidé en juillet 2012. Au 1er janvier 2013, le SMIC a augmenté de 0,3%. Soit à peine 3 centimes bruts par heure. Et encore, cette micro-hausse ne doit absolument rien aux bontés sociales des solfériniens : c'est le seul effet automatique du mode de calcul du Smic.

Ce gel des salaires n'est pas réservé au Smicards. L'INSEE a récemment publié des chiffres pour 2011. Hors inflation, le salaire moyen net mensuel n'a progressé que de 0,2%. Autrement dit, il a stagné. Pour 2012, il faudra attendre pour avoir les chiffres en détail. Mais on sait déjà que le pouvoir d'achat des Français a reculé cette année-là pour la première fois depuis 1984. Tout pour les autres, rien pour les nôtres. En huit mots, voilà résumée la politique de François Hollande depuis son élection. Pour notre malheur, si les patrons peuvent se payer aussi le luxe de se mettre des bonnets rouges et de faire marcher derrière eux leurs employés à Quimper, les nôtres hésitent à se mettre le foulard rouge au cou.