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MALHEUREUSEMENT, NOUS Y SOMMES!

Dans notre bulletin de décembre 2019, "L'HUMAIN D'ABORD", nous évoquions, dans un article, que "LE CAPITALISME NE TOURNAIT PLUS ROND" et qu'une crise majeure surviendrait, que ce n'était qu'une question de temps. L'épidémie actuelle de cononavirus en a été seulement le révélateur. Voici l'article

Les quantités astronomiques d’argent déversées pour éteindre la crise de 2008 alimentent les marchés financiers. Seuls 11% des fonds vont à l’activité réelle et 89% sont restés sur les marchés financiers. Une logique qui nous emmène à grands pas vers la prochaine secousse.

Une nouvelle crise va immanquablement survenir, mais on ne sait ni où ni quand, ni comment. Quand ils s’épanchent, les chroniqueurs financiers font preuve d’une grande circonscription, bien placés pour constater que si le monde de la finance continue de tourner, c’est d’une drôle de façon.

En adoptant des taux négatifs pour les dépôts bancaires, la Banque centrale européenne (BCE) est entrée dans «des territoires inconnus».

Un deuxième phénomène déroutant ne passe pas inaperçu. En dépit de de leurs injections massives dans le système financier, les banques centrales ne sont pas parvenues à faire décoller l’inflation, soit en dessous des 2% visés.

Par milliers de dollars, la Réserve fédérale américaine, la Banque du Japon et la Banque centrale européenne (BCE) ont inondé les banques dans l’espoir de relancer le crédit et la croissance, mais la seule chose qu’elles sont parvenues à déclencher a été l’inflation là où on ne l’attendait pas, les actions et les produits financiers voyants seuls les prix s’envoler.

Sur les 2600 milliards d’euros de liquidités mises à disposition des banques par la BCE entre 2014 et 2017, seulement 11% d’entre elles sont allées à l’économie réelle et 89% sont restés sur les marchés financiers. Ceci explique cela.

La dette mondiale s’est envolée. L’institute of International Finance, le lobby des grandes banques, l’estimait à 237 milliers de milliards de dollars en 2017. Ce montant additionne endettement privé et public sans distinction, l’expérience récente ayant montré combien les vases étaient communicants. Sa progression est supérieure à la croissance de l’économie, mettant en évidence la fuite en avant que cela représente.

Au cœur de la crise, l’effondrement du capitalisme financier a été entrevu. La question s’est depuis déplacée: comment peut-il s’accommoder de l’instabilité manifeste dont il fait preuve dans le contexte de son expansion permanente? Comment peut-il durablement reposer sur les inégalités sociales qu’il génère?